Autres lieux et entreprises visités

Des vignerons passionnés

Le mardi 8 novembre nous avons visité la cave Contadi Castaldi de Adro. Castadi est un vigneron de la région de Franciacorta. Cette région Franciacorta, a donné son nom à la méthode de production ainsi qu’au vin produit. Le Franciacorta est un vin à la méthode champenoise, qui a fermenté deux fois après la mise en bouteille. De nombreuses sociétés de la région produisent du Franciacorta actuellement. Castaldi a une production annuelle d’environ 1,5 millions de bouteilles. Les variétés de raisins utilisées sont le Chardonnay, le Pinot Noir et le Pinot Blanc. Ils sont récoltés à la main. Il faut 3 ans pour produire une bouteille de Franciacorta. Après la deuxième guerre mondiale, la région de Franciacorta était très pauvre, et les gens cherchaient désespérément de nouvelles façons de gagner de l’argent. Après étude, ils ont découvert que le sol glaciaire était très riche et adapté à la production de vin (alors même que l’agriculture était difficile dans la région).  Ceci s’est avéré être un choix judicieux, et à partir de 1961 du vin a été produit dans cette région. Dans les années 1990 une méthode champenoise s’est développée, appelée Franciacorta.

La production :

Après une première période en tonneaux d’acier, le vin est mis en bouteille pour la première fermentation, et fermé par une capsule en métal. Après la deuxième fermentation le résidu dans le col de la bouteille est gelé, puis retiré et remplacé par un peu de vin spécial supplémentaire. La bouteille est ensuite fermée avec un bouchon traditionnel. Le vin Franciacorta est commercialisé principalement en Italie (85 %), et est exporté pour seulement 15 %. La consommation nationale est concentrée dans le nord de l’Italie (60 %). Avec un prix de départ de 15 euros la bouteille, c’est un vin pour les connaisseurs et ceux qui l’apprécient. C’est peut-être la raison pour laquelle ce vin n’est pas très connu en dehors de l’Italie (du moins jusqu’à présent). Le Franciacorta est maintenant synonyme de vin champagnisé de la région de Franciacorta. Les autres vins de cette région mentionnent le nom du raisin mais non celui de la méthode de production.

Puisque le projet Erasmus + vise à développer la capacité de travail dans l’Union Européenne, celle-ci est une visite particulièrement intéressante. Le développement du vin Franciacorta semble offrir une grande opportunité d’emploi. Ceci a été souligné par l’histoire d’un jeune viticulteur qui est venu témoigner de sa propre société. Il a démarré en 2010 et attend ses premières bouteilles de vin pour le début de 2017.

Tous les pays représentés dans ce projet Erasmus+, peut-être à l’exception de l’Irlande, sont tous producteur de vin. Cette visite conduit à de nouvelles perspectives pour le démarrage d’une activité dans ce secteur (les nouveaux vins de Corte Fusia) ou l’accroissement d’un marché partagé (Les vins Contadi Castaldi).

Brasserie / Distillerie

Nous avons visité la brasserie Palabrahouse. Cette brasserie a été créée en octobre 2001. Au début, ils ont embauché un brasseur allemand qui a quitté l’entreprise au bout de 4 mois. Un deuxième brasseur allemand a été embauché mais n’est resté qu’un an dans la société. C’est pourquoi Nicola Vitali, le dirigeant, a décidé de devenir brasseur lui-même en suivant une formation à l’académie Doemens de Munich.

Ensuite, monsieur Vitali nous a présenté les différentes étapes du processus de fabrication de la bière ( préparation du malt, brassage, fermentation, conditionnement…)

Au départ, la bière n’était conditionnée qu’en gros futs et envoyée dans des fêtes de la bière.

En 2013, ils ont commencé à produire pour d’autres sociétés capables de commercialiser plus vite qu’eux.

Actuellement, leurs bières sont fournies en différents conditionnements : bouteilles de 33cl, 50cl, 75cl, packs de 10 à 20L et futs de 500 à 1000L. On peut les acheter à l’unité à la brasserie ou les commander sur Internet ou dans les foires.

A la fin de 2013, ils ont contacté une agence de publicité pour renouveler leur logo et leur site Internet. En 2014, ils ont mis en route une nouvelle ligne d’embouteillage. A Vérone, ils ont participé pour la première fois à une foire internationale. Ce fut un grand succès.

A partir de cet évènement ils ont décidé de changer leur étiquetage (en passant d’un design allemand à un design plus Italien), en participant à de nombreux événements et en recherchant de nouveaux clients à l’international. A partir de ce moment, leur production a cru exponentiellement.

Actuellement, leur production est supérieure à 1500HL par an.

L’école Montessori

 L’école est privée et a commencé il y a 2 ans.

Elle compte à ce jour, 36 élèves de 5 à 8 ans .

Pour commencer, l’école a obtenu des aides financières, particulièrement de la « Fondation David Copperfield », qui a approuvé leur projet. Ils ont 4 ans pour essayer et doivent chaque année prouver leur efficacité et élaborer un projet.

Il leur a fallu 6 mois pour trouver un bâtiment adéquat et ont dû convaincre les notables et les citoyens d’accepter leur école Montessori peu connue.

Après avoir informé les familles de Capriolo sur leur projet d’école Montessori, ils ont inscrit leurs 18 élèves en une semaine.

L’école ne fait pas de bénéfices.

Elle doit appliquer les programmes scolaires italiens.

Les parents sont très impliqués dans la vie de l’école.

La classe que nous avons visitée, s’organise en différents espaces : un spécifique pour les plus jeunes enfants et d’autres espaces avec du matériel à disposition des enfants.

Deux des 7 enseignants ont une formation spécifique « Montessori ».

La journée scolaire dure de 8 heures à 16 heures. Les enfants peuvent prendre leur déjeuner chez eux ou dans la classe. Tous les parents paient 240 Euros par mois et 370 Euros si les enfants déjeunent sur place.

Le matin, les élèves ont des activités de langage libres. Ils choisissent leurs activités et l’enseignant les guide uniquement : les apprentissages se font grâce au matériel proposé.

Après une pause de 10 minutes, ils passent à des activités en anglais avec la classe entière : le professeur d’anglais a préparé la leçon .

L’après-midi, les élèves font chaque semaine de la peinture (en petit groupe), de la musique, de l’éducation physique et du théâtre une ou deux fois par semaine, de l’espagnol deux fois par semaine et de l’anglais tous les jours.

45 familles sont intéressées pour leur projet de l’année scolaire prochaine !

www.montessoribilinguecapriolo.it

Fabrique de filets de pêche

Le musée Della Rete est un musée privé qui retrace l’histoire de la production des filets de pêche sur l’ile Monteisola à partir du XVIIIe siècle. Accolée au musée on trouve la seule fabrique encore en activité aujourd’hui sur l’ile. Jusqu’en 1950 les filets étaient tissés à la main. Puis est arrivée la première phase de production mécanisée. Entre 1960 et 1980 le ratio entre les filets produits à la main et ceux produits à la machine était d’environ 50/50. Jusqu’à il y a 30 ans on pouvait voir les femmes tisser les filets à la main dans les rues de l’ile.

Sur les murs du musée, on trouve de la documentation sur l’histoire de plus de 120 années de production de filets, tout cela est expliqué de façon intéressante. Les matériaux utilisés pour les filets étaient le nylon, le polyéthylène et le coton, ils le sont toujours actuellement. Au cours d’une rapide démonstration, le processus de fabrication nous a été présenté. Les enfants dans les familles, essentiellement les filles à partir de l’âge de 9 ans, avaient pour tâche de préparer les bobines et apprenaient les techniques de montage.

 

La fabrique d’aujourd’hui produit des filets de sécurité pour la construction, des filets anti avalanche pour les zones skiables, des filets pour les parcs d’escalade, pour n’en nommer que quelques uns, un plus des filets de pêche. Ici sont également fabriqués des filets pour les buts de football, des hamacs et beaucoup d’autres articles. La fabrique produit encore des filets faits à la main, mais ce sont des commandes spéciales.

Avant de quitter la fabrique les filets sont soumis à un test de qualité.